Est-ce possible?

Oui, c’est possible!

Mais à quel prix?

En ce qui me concerne, j’ai dans mon malheur eu le bonheur de pouvoir donner le jour à ma fille quand j’étais alors âgée d’une vingtaine d’années…l’endométriose a provoqué des complications, qu’on ne comprenait pas à l’époque, mais qui depuis le diagnostique, s’expliquent.

Comblée avec 1 enfant et aux vues de mon endométriose avancée…2 options s’offraient à moi en 2014.

Une chirurgie visant à retirer soit uniquement l’utérus soit l’utérus et les ovaires, ce qui aurait pour conséquence une absence d’hormones provoquant une ménopause immédiate. Je précise que cette intervention est totalement praticable sous forme de micro-chirurgie, il n’est donc, sauf cas exceptionnel, pas nécessaire, d’ouvrir la moitié de l’abdomen pour cela (renseignez-vous bien auprès de votre chirurgien ou en allant chercher un 2ème avis auprès d’un hôpital de grande ville comme par exemple le CHU Haute-pierre de Strasbourg, spécialisé dans le domaine).

Le simple retrait de l’utérus aurait empêché la maladie de continuer de s’étendre, mais la présence des ovaires contribuaient à maintenir l’endométriose déjà présente dans mon corps. Comme cette dernière avait choisie de se placer à plusieurs endroits sur mes organes internes, les chirurgiens ne voulaient pas y toucher au risque d’endommager ces derniers.

C’est en tout état de cause que j’avais, à l’époque, décidé d’opter pour l’option complète avec le retrait des ovaires.  Cela, malgré les répercussions qui peuvent, selon les médecins, entraîner un raccourcissement certain de la durée de vie et un risque plus élevé d’ostéoporose précoce…toutefois, lors de la chirurgie, il s’est avéré que les ovaires étaient recouvert de kystes et de fibromes, ce qui signifiait que je venais de m’épargner une chirurgie supplémentaire à venir. Ce qui me réconforta aussi dans mon choix (qui reste un choix personnel, je tiens à le rappeler).

Les 2 premières années ont été personnellement très difficiles, car on ne se prépare pas aux effets de la ménopause, du jour au lendemain, à seulement 34 ans…on les subit littéralement. Mais la bouffée d’oxygène de ne plus avoir mal et pouvoir vivre comme tout le monde, a été pour moi un choix qui s’imposait et un soulagement indispensable.

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