Le long calvaire du diagnostic

Ma fille grandit, et comme toutes les mamans, je me focalise sur sa santé et son bien-être… je ne prends plus le temps de m’écouter, ni de savoir si telle ou telle douleur est normale ou non.

Passé la trentaine, ma vie de famille se brise, se solde par un divorce et je me retrouve seule avec ma fille. Forte de caractère, ayant toujours travaillée, je  décide de ne pas me laisser abattre et je prends les choses en main. Les bonnes résolutions sont prises et je vais de l’avant.

C’est donc un nouveau départ!

Malheureusement, les années pendant lesquelles j’ai choisi de m’oublier pour me focaliser sur ma famille me rattrapent et me rappel à l’ordre.

Tout commence alors par le cercle vicieux des cystites à répétitions!.

J’avais tout au plus 1 à 2 semaines de répit entre chaque traitement antibiotique, avant que cela ne recommence…mon médecin de famille traitait en priorité la conséquence du mal et me prescrivait un ECBU (analyse urinaire) de contrôle qui révélait inlassablement toujours la même chose…la présence d’une bactérie appelée escherichia coli. Quant à savoir pourquoi j’enchaînais les infections, personne ne pouvait me le dire…mais mon divorce n’échappe pas aux médecins qui cataloguent cela de suite sous la coupe du choc psychologique engendré par le divorce.  A 30 ans passés, je me dis que oui, certes, cela a très certainement une incidence mais de là à tout expliquer…j’en doute et je décide donc de faire des recherches.

Pour cela, et après plus d’une trentaines d’épisodes de cystites et quelques  pyélonéphrites (infection rénale), je me rends chez l’urologue. Là encore,  après un examen de la vessie,  il déclare que cela est courant chez les femmes et que ce n’est pas si grave que ça…un traitement d’1 an d’antibiotique en continue est à appliquer. Je lui demande si le traitement réglera le problème…et il me répond « cela reviendra certainement, vue que vous semblez être sensible et il faudra donc reconduire le traitement sur un an de plus » (et ainsi de suite).

Je me permets de demander s’il ne serait pas judicieux de s’attaquer à la cause du problème, car les antibiotiques me fatiguent beaucoup et cela entraînent des complications tant au niveau professionnel que privé. Là encore, la réponse est pour le moins surprenante…

« vos cystites sont psychosomatiques, on ne peut rien pour vous, il vous faudra vivre avec »

…je reste sans voix…je rentre chez moi, la tête pleines d’interrogations à me demander si pour finir, j’ai effectivement un problème psy 🙁 …